Problématique
« Cessna 29, hold at next intersection », «Contact Atlanta radar 122.15 »… Inutile d’être parfaitement bilingue pour faire atterrir et décoller sans danger un Airbus à Chicago, Tokyo ou Toronto : les échanges avec le contrôle aérien ne font appel qu’à un vocabulaire technique limité et à des phrases à la structure simple, que tous les pilotes professionnels maîtrisent - pour pouvoir exercer au niveau international tous doivent en effet obtenir un score minimum de 4 sur 6 aux épreuves d'anglais technique de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI).
Air France a même fait le choix d’aller au-delà des exigences règlementaires et impose à ses pilotes un niveau minimum de 5, que la compagnie vérifie régulièrement (organisation de séances de simulateur quatre fois par an, de contrôles en vol une fois par an et renouvellement d’épreuves de l’OACI).Pourtant, un pilote doit aussi communiquer avec les services au sol à l’étranger, et à fortiori avec ses passagers. C’est alors un bon niveau d’anglais général, et non plus technique, qui est indispensable. Il y a quelques années, chez Air France, ce niveau d’anglais général était évalué lors du recrutement grâce à untest sous forme de QCM et à une épreuve dite « d’écoute », conçus en interne. Le souci est que ces deux épreuves mobilisaient des ressources internes importantes. Les candidats avaient par ailleurs tendance à les bachoter, d’où des résultats qui ne reflétaient plus leur niveau réel en anglais.
Réponse
Conscient du problème, Patrick Rooy, Responsable du service de sélection des pilotes d’Air France, a décidé d’agir : en 2007, il a remplacé l’examen interne d’anglais général contre le test TOEIC®, version Listening and Reading. C’est lui que les nombreux professionnels que recrute chaque année la compagnie doivent désormais passer avant de postuler pour passer la sélection.
Pourquoi le TOEIC ? « Nous recherchions un test reconnu au niveau mondial, afin qu’il soit plus facilement accepté tant par les candidats, que par les services compétents d’Air France », explique Patrick Rooy. Le fait que le TOEIC soit utilisé par les plus grandes écoles et par la Marine nationale a alors été décisif».
Autre atout : ETS Global dispose de très nombreux partenaires habilités à organiser des sessions TOEIC (2000 dans le monde, dont 60 en France). « Cela permet aux postulants de passer facilement ce test près de chez eux » confirme Patrick Rooy.
Le niveau exigé, lui, a été défini en collaboration avec les équipes d’ETS Global. « Nous avons d’abord imposé un niveau de 800 points, puis nous sommes passés sans diminution notable du nombre de postulants à 850, soit un niveau compris entre B2 et C1 sur le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, précise Patrick Rooy. C’est d’ailleurs le score qui est demandé en fin de cursus aux élèves d’ingénieurs, pour qu’ils valident leur diplôme.
Résultats
Résultat ? « Très positif, répond le Responsable du service de sélection des pilotes chez Air France, qui envisage aujourd’hui d’utiliser également le TOEIC version Speaking and Writing.
Les personnes que nous recrutons aujourd’hui ont indéniablement un meilleur niveau en anglais ». « Ladies and Gentlemen, we would be glad to answer all your questions concerning our destination”…